Etre entrepreneur en 10 leçons
En ces temps troublés, être entrepreneur n’est pas une chose facile. Quand le gros temps se lève, on a vite fait de conspuer le patron, en oubliant que c’est souvent lui qui joue le plus gros dans son affaire, et qu’il est avant tout un être humain, contraint de prendre des décisions souvent très difficiles à titre personnel. C’est par exemple le cas de MrBoo aujourd’hui, le fondateur du site d’album de famille Hellotipi.com, et on sent à la lecture de son blog, tout ce que lui coûte cette décision.
Je voudrais profiter d’un texte que m’a envoyé récemment un ami pour rendre hommage à tous ces entrepreneurs, petits et grands, qui font que le monde bouge, et qui constituent une source inépuisable d’inspiration pour tous ceux qui, comme moi, rêvent de (re)plonger dans l’action.
Ce texte a été rédigé en réponse à la question d’étudiants Sup de Co qui demandaient : “Quelles qualités faut-il pour être entrepreneur ?”
La réponse fut la suivante :
- Savoir raconter une histoire
Le meilleur outil pour imaginer le monde autrement n’est pas la comptabilité. Il s’agit de savoir raconter une histoire, de montrer ce qui fait votre différence, d’expliquer à vos clients pourquoi leur vie ne sera plus jamais la même quand ils travailleront avec vous. Regardez comment Michel de Guilhermier raconte l’histoire de son offre ecommerce, ou s’approprie l’histoire de ses clients pour en identifier les points forts.
- Oser la créativité
Il est essentiel pour tout entrepreneur de créer un climat qui encourage ses collaborateurs à avoir des idées. Ce qui suppose des structures ouvertes, où les idées communément admises peuvent être remises en cause. Regardez l’exemple de l”‘innovation time” offert aux Googlers.
- Etre à l’affut
Même lorsqu’il déambule dans la rue, un chef d’entreprise doit avoir tous les sens en éveil pour repérer tout ce qui serait susceptible de s’appliquer à son activité. Cela peut être un emballage, un mot, un poème, ou quelque chose qu’il remarque dans une autre entreprise.
- Evaluer son action à l’aune du plaisir et de la créativité
On est trop souvent obsédé par l’évaluation, les statistiques, les chiffres… Or, le plus important dans une entreprise (et ailleurs) n’est pas quantifiable, et impossible à mettre en équation. Quand Ben bouscule les modèles économiques établis, ce n’est pas parce que son business plan sous Excel lui dit de le faire, c’est parce qu’il en ressent le besoin dans ses tripes.
- Etre différent, mais inspirer confiance
Etre différent, vous « fera sortir du lot ». Mais ne prenez pas de risques face à des gens essentiels à la réussite de vos affaires en forçant la différence (en particulier si vous êtes à la recherche de financement
). A vous de sentir quand il faut « rentrer dans les cases », et quand vous pouvez en sortir. L’important, c’est de démontrer que vous êtes à l’aise dans les deux cas. C’est ce genre d’équilibre que recherche un Barack Obama en ce moment par exemple.
- Avoir la passion des idées
D’une idée qui l’obsède, un chef d’entreprise veut en faire « un moyen de subsistance », un « mode de vie », et pas forcément, une entreprise. Lorsque l’accumulation d’argent tarit les idées et la colère qui en étaient le moteur, il cesse d’être un entrepreneur. Voyez comment Sébastien, malgré tout ce qu’il a déjà réalisé, continue sans cesse sa quête d’idées de business.
- Entretenir sa capacité d’indignation
L’insatisfaction nous incite à l’action. Inutile de chercher une vision novatrice si vous n’avez pas la rage nécessaire à sa concrétisation.
- Croire en son intuition
La frontière entre esprit d’entreprise et folie est ténue. Les fous voient et ressentent les choses qu’ignorent les autres. Il ne faut pas avoir peur de ses intuitions, mais il faut qu’elles soient suffisamment fortes pour vous donner le courage de vous battre pour elles, et pour vous donner l’ardeur nécessaire pour les partager autour de vous.
- Se connaître soi-même
Pour comprendre une équipe : vous n’avez pas besoin de tout savoir « tout faire » mais vous devez être suffisamment honnête envers vous-même pour identifier ce que vous ne pouvez pas apporter, et qu’il vous faudra chercher ailleurs.
Je souhaite beaucoup de réussite à tous ceux qui ont sauté le pas.
Et pour les autres… do you have what it takes ?
Si vous doutez, vous pouvez continuer à surfer sur le sujet, par exemple ici : “psychology of an entrepreneur“, ou là : “Are you a true entrepreneur ?“.
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Cedric :: Nov.01.2008 :: Rencontres :: 3 Comments »


Ah… ça fait vraiment plaisir de lire ce genre de post chez toi
C’est gratuit, et sans engagement
je veux devenir un entrepreneur