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La meilleure méthode pour arrêter de fumer ?

Cela fait 25 ans qu’elle m’accompagne dans tous les moments de ma vie, bons et mauvais. Tantôt, elle me permet de m’isoler, pour savourer un instant ou une victoire, tantôt elle me remonte le moral… Ou toute autre (bonne) raison que l’on essaye de lui trouver… a posteriori.

Mais tout le monde le sait, et les fumeurs les premiers, la cigarette est un fléau dont il vaut mieux se débarasser au plus tôt. Mais voilà, quand, comme moi, on a commencé à 14 ans, sans avoir vraiment l’occasion de se poser des questions à son sujet, et que l’on n’en subit pas encore des désagréments physiques majeurs, difficile de se motiver pour arrêter.

Et malgré tout ce que l’on a pu me dire sur la cigarette, autant dans ma famille que dans les médias, rien n’a jamais pu me faire arrêter… Mais la dernière campagne de l’INPES m’a au moins fait réfléchir :

La vue de ces images à déclenché chez moi une mini-tempête intellectuelle. Comment pouvais-je continuer à prétendre faire preuve d’une once d’indépendance d’esprit ou de probité intellectuelle, alors que je m’enfermais dans une forme d’esclavage à la cigarette. Comment accepter qu’une portion importante de mes actions ou décisions quotidiennes soient dictées par la cigarette ?

J’avoue que vu comme cela, j’ai très vite ressenti le besoin d’affirmer mon autorité sur la cigarette, et il n’y a qu’une seule façon de le faire : arrêter. D’où la question : quelle est la méthode ultime pour arrêter de fumer ?

La principale crainte que j’ai ressenti au moment de la décision était la possible dépendance à la nicotine. Pas question pour autant, quelque soit la crédibilité que j’accorde à l’homéopathie, de m’intéresser aux substituts nicotiniques. Ne garder que les inconvénients du tabac, sans en avoir le plaisir, je ne vois pas trop l’intérêt.

Quand aux nombreuses autres méthodes, elles présentent toute un inconvénient à mes yeux : celui de reporter la responsabilité de mon arrêt du tabac sur une technique plutôt que sur moi-même.

Bref, j’ai cessé de tergiverser, et j’ai décidé d’arrêter, de manière assez brutale, la semaine dernière, après 25 ans de tabagisme ininterrompu. J’ai toujours mes cigarettes et mon briquet avec moi, parce que je ne veux pas que ce soit une incapacité physique qui m’empêche de fumer. Je veux prendre un ascendant psychologique sur la cigarette.

C’est fou comme ce geste, qui semble anodin à n’importe quel non fumeur, peut paraitre inaccessible à des gens pourtant instruits et sensés. Pendant les premiers instants sans la cigarette, je me sentais comme investit d’une volonté de fer, prêt à soulever les montagnes, alors que je ne faisais que ce que n’importe quel individu doué de raison devrait faire naturellement. En me renseignant, je me suis même rendu compte que finalement, c’est ainsi que faisait la très grande majorité des fumeurs pour arrêter, juste jeter ses cigarettes et passer à autre chose.

Et après une semaine sans tabac, je me rend compte que la principale dépendance n’est pas physique, mais bien psychologique. C’est d’autant plus rageant, mais cela me conforte aussi dans l’idée que la meilleure méthode pour arrêter est simplement de prendre la décision. Pourtant, sans accompagnement particulier, Wikipedia indique que les chances que l’arrêt “spontané” se prolonge au-delà d’un an sont de 3 à 5% seulement, ce qui me parait bien faible.

Tant pis, je tente ma chance comme ça, on verra bien.

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8 Responses to “La meilleure méthode pour arrêter de fumer ?”

  1. on 14 Dec 2008 at 01:01Christophe de BellabreNo Gravatar

    Bonjour,

    [Pourtant, sans accompagnement particulier, Wikipedia indique que les chances que l’arrêt “spontané” se prolonge au-delà d’un an sont de 3 à 5% seulement, ce qui me parait bien faible]

    Arrêter “brutalement”, c’est la meilleure façon de réussir et vous avez fait le bon choix… Et ne vous laissez pas influencer par une soi-disant encyclopédie dont on ne sait pas par qui sont écrit les articles, surtout sur des sujets aussi chauds que le tabac et l’arrêt du tabac.

    Les méthodes dites validées (validées par des scientifiques qui n’ont obtenu aucun résultat, en toute indépendance !) ne peuvent obtenir le moindre résultat parce que le fumeur n’est pas un malade et qu’il n’a surtout pas besoin de médicament pour arrêter. Vous ne trouverez pas publication sérieuse concernant les résultats de ces méthodes. Au mieux, on vous explique que vous doublez vos chances de réussite en consommant des médicaments. Mais zéro par deux fait toujours zéro, d’autant que réussir n’est pas une question de chance mais de compréhension d’un phénomène.

    Les médicaments, d’ailleurs, trompent les fumeurs.

    Trouvez-vous logique que l’on soit obligé de consommer un produit (nicotine) pour arriver à s’en passer ! C’est le seul exemple que je connaisse… Imaginez qu’on vous explique à longueur de journée, que pour vous passer de beurre, il faut mangez du beurre !!! Un grand nombre d’humains finirait par le croire (y compris Wikipédia)… Et le faire. Ils resteraient des mangeurs de beurre et n’arriveraient donc pas à arrêter d’en consommer.

  2. on 14 Dec 2008 at 11:59profilmNo Gravatar

    Bonjour

    J’ai arrété le jour de mes 40 ans, après 27 ans de tabagisme. Sans médicament ni rien de particulier. Si on veut vraiment arréter,il n’y a pas besoin de toutes ces béquilles médicamenteuses …

    J’ai pris du poids car j’ai peu de temps pour des activités sportives, mais je ne regrette rien, bien au contraire.

    Thierry

  3. on 14 Dec 2008 at 12:59CedricNo Gravatar

    @Christophe : [...] que l’on soit obligé de consommer un produit (nicotine) pour arriver à s’en passer [...]

    => On pourrait y voir une approche “homéopatique”, soigner le mal par le mal, en considérant que c’est un traitement nécessaire au sevrage “physique” de nicotine. Mais pour ce que j’en vois jusqu’à présent, la dépendance est beaucoup plus psychologique que physique (personnellement, je n’ai encore ressenti aucun effet physique particulier suite à l’arrêt du tabac, pas d’état de “manque” etc… et c’est pourtant ce que je craignais un peu en arrêtant). Du coup, à mes yeux, ces substituts soignent un mal qui n’existe pas…

    @profilm : Le poids m’inquiète un peu aussi, ayant la fourchette facile, et ayant remarqué depuis mon arrêt que je grignote beaucoup plus facilement ;-) .

  4. on 14 Dec 2008 at 15:19Christophe de BellabreNo Gravatar

    @Cedric : Soigner le mal par le mal ressemble bigrement au petit verre qu’on boit un lendemain de cuite et qui, évidement, ne permet pas de se dessaoûler mais qui ne fait qu’agraver la situation du “cuité”. L’usage d’une drogue licite ou illicite, provoque toujours l’effet inverse à celui attendu et/ou espérer par le consommateur.

    Vous n’avez pas ressenti de manque parce que le manque n’existe pas, et le mensonge est si bien organisé que vous êtes surpris vous-même, voire même un peu déçu d’une certaine manière, de ne pas avoir ressenti de symptômes physiques ! Du coup, vous avez raison, les substituts tentent de “soigner” un mal qui n’existe pas et participent simplement à entretenir le mensonge dans la tête des fumeurs et enrichir des industries.

    Attention, de ne pas remplacer pas la cigarette par la nourriture en vous plaçant dans la position d’un fumeur abstinent, d’autant que, depuis que vous ne fumez plus, et c’est immédiat, votre corps a un besoin calorique en baisse (de 10 à 20% selon l’activité), un peu comme une voiture dont on vient de changer le filtre à air et qui consomme tout de suite moins d’essence.

  5. on 25 Feb 2009 at 15:52cobolianNo Gravatar

    Ca fait 10 jours pour moi. Et c’est bien agreable ! Courage.

  6. on 05 Jul 2009 at 13:29BertrandNo Gravatar

    Salut, j’écris rarement sur le web, mais pour te supporter, je fais une exception.
    J’ai lâché après 24 ans. Ça fait maintenant 5 ans et c’est la meilleure résolution que j’ai prise et le plus beau cadeau que je me suis offert. Les premières semaines sont difficiles, mais le bonheur que l’on en retire en vaut la peine. Ne lâche pas ! Accroche toi, tu comprendras plus tard en regardant les autres fumer ;) Bonne chance

  7. on 04 Aug 2009 at 14:57CedricNo Gravatar

    Merci à tous pour le soutien. Contrairement à ce qu’affirme Olivier, l’arrêt de la cigarette n’a rien à voir avec l’arrêt du blogging ;-) . Mais pour info (à deux toutes petites entorses près, dont un merveilleux cigare à la tombée de la nuit au bord d’une piscine dans un lieu de rêve en Espagne), je ne fume effectivement plus depuis 8 mois donc.

    Je confirme que la seule gêne que j’ai pu ressentir pour le moment est uniquement psychologique. De temps en temps, lorsqu’un ami fume près de moi, l’envie me revient, mais ça ne dure généralement pas. Il faut dire aussi que je n’ai fait la guerre à personne autour de moi, pour ne pas que ça devienne un sujet d’intérêt, ni pour moi, ni pour mon entourage. Les sollicitations sont donc nombreuses.

    Etre entouré de gens qui fument ne me pose pas de problème, à part une petite envie subite de temps en temps. Mais le plaisir de ne plus être contraint, la petite victoire personnelle, à chaque fois qu’une envie se présente, de pouvoir dire non, est bien meilleure.

    De même que d’apparaitre en première page de Google sur la requête “méthode sérieuse pour arrêter de fumer”.

    Courage à ceux qui essayent.

  8. on 08 Sep 2009 at 15:54BastienNo Gravatar

    Salut à tous, je ne vais rien apporter de plus sur ce forum à part ma satisfaction personnelle d’annoncer qu’après 8ans d ‘esclavage, je me suis libéré il y a de ça une semaine. Cela peut sembler court mais la satisfaction que j’éprouve à voir les jours défiler en ne touchant plus aux paquets de cigarettes posés sur ma table basse et qui me regardent silencieusement… J’ai préféré ne pas les ranger, ne pas les cacher… Je les observe de temps à autre, et je leur fais savoir que je suis bien plus fort qu’eux, qu’ils ne m’auront pas…

    Pour ma part l’addiction était forte et j’ai eu un symptome surprenant pour moi, mais que mon médecin à su m’expliquer : une contraction de la machoire avec un serieux mal aux dents ! Surprenant mais pourtant vrai… Ceci étant dit, c’est au niveau psychologique que c’est le plus dure, dans les moments ou on ne s’en serait jamais passé en tant que fumeur (après le repas, avec le café, la pause du travail, le soir devant un film, après l’amour… et jen passe)… Mon médecin m’a prescrit des gommes à macher, mais comme vous le dîtes, ce n’est pas un substitut qui aide à s’arrêter définitivement, c’est juste un remede pour ne pas craquer dans les moments les plus difficiles, du moins c’est l’usage que j’en ai.

    Le principal, au risque de répeter ce que tout le monde sait déja, c’est de savoir que, une fois pour toute, on a décidé de stopper cette addiction, de devenir réellement maître de soi-même. On sait qu’en arretant, on va se sentir plus fort, plus fort que ce que l’on était avant, plus fort que tous les autres qui fument, et qui ne sont pas affranchis comme nous, les ex-fumeurs…

    Ces mots peuvent sembler fort, mais rien n’est assez fort pour exprimer cette sensation victorieuse que l’on a, quand on est convaincu comme moi, que cette fois-ci, c’est la bonne, que la cigarette c’est du passé… Merci

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