On ne peut pas m’accuser d’être un Apple-addict. A part mon Apple ][e et une licence pour Quicktime Pro, je n’ai jamais été client de la firme à la pomme. Je n’ai jamais cédé aux sirènes de l’Iphone, étant devenu un fidèle d’Android plus pour des raisons d’ouverture du système et de modèle économique que pour les qualités intrinsèques du terminal j’en conviens.
Pourtant l’arrivée de l’Ipad m’a fait réfléchir. A titre pro bien sûr, parce que je crois que ça va changer beaucoup de choses dans l’usage de la communication papier. Les catalogues par exemple vivent je crois leurs dernières années. Mais aussi et surtout pour mon usage personnel.
J’ai d’abord regardé l’Ipad comme un terminal de lecture. J’ai en permanence un énorme tas de bouquins professionnels que je n’arrive pas à écluser parce que je ne me balade pas avec en permanence. Et l’idée de les avoir tous dans un terminal simple, que je peux glisser dans la pochette de mon ordinateur portable, et allumer facilement, même si je n’ai que 15 minutes à attendre me séduisait bien.
En lisant les premiers contacts des utilisateurs avec l’Ipad, je me suis rendu compte que si l’Ipad avait pour lui la facilité d’appréhension et d’usage, la qualité de son écran n’était pas forcément les plus adéquate pour la lecture. Il semble que l’encre digitale du Kindle d’Amazon soit tout de même plus adaptée à un usage purement lecture.
En même temps, je vois clairement un usage familial de l’Ipad, tel que Michel de Guilhermier le vante depuis les premières rumeurs de lancement de la tablette. Pouvoir consulter les photos en famille sur le canapé du salon, permettre à mes filles de regarder facilement des clips sur Youtube, faire lire un article de presse… Tout ça me parle. L’Ipad peut être une nouvelle fenêtre sur le “digital locker” familial.
Alors Ipad ou pas chez nous ? J’y réfléchis encore parce que l’usage lecture pro est quand même le premier usage que je lui destinais. Mais quand je vois des applications comme cette version d’Alice au pays des merveilles sur Ipad, humm…
Je ne sais pas si l’Ipad serait un game changer immédiat. Mais dans le temps, c’est certain que ce genre d’usage va se développer. Et si j’étais un éditeur d’ouvrages, ou même simplement un vendeur par catalogue, je réfléchirais très vite à adapter mon offre pour bénéficier de ce nouvel espace ouvert dans les foyers.
Alors que dans l’absolu, j’aurais eu tendance à dire que l’Ipad devait relever le lourd défi de s’adapter au livre et à la lecture pour s’imposer, je me demande si le vrai challenge ne va pas etre pour le livre de s’adapter à ce nouveau support…
Et vous, qu’en pensez vous ?
Je sais pas si resté des heures sur un ecran lcd pour lire est bon pour les yeux… parce que on se force a dechiffrer
Je crois que ce que tu dis est intéressant mais que l’iPad ne percera pas autant que l’iPhone ou alors il faudra qu’il baisse énormément son prix. Peut être que si de nombreux autres appareils du même type plus abordable et ouverts apparaissent (ce qui va être le cas) on assistera à un changement dans le sens que tu décris par contre.